Valentine Gauthier

Valentine Gauthier aime habiller l'autre. C'est pour cette raison qu'elle donne nom à sa marque en 2007 et ouvre sa première boutique dans le Marais quelques mois plus tard... Deux mots-clés pour définir sa nouvelle collection ? Urbain et contemporain.
On y trouve des références au Modernisme, de Klein, à Mondrian, en passant par Soulages et Cocteau...
Retrouvez toutes les pièces sur son e-shop : www.estore-valentinegauthier.com

Hello Valentine, comment vas-tu ?
Très bien, et toi ?
 
Pourrait-on en savoir plus sur ton parcours ?
Je suis née à Marseille. Après des études de géo-ethnologie, j’ai fait mes classes de stylisme modélisme à l’Atelier Chardon Savard à Paris. En parallèle, j’ai travaillé comme modèle et petite main au sein de l’atelier artisanal chez Martin Margiela. J’ai ensuite présenté le festival des jeunes créateurs de Dinard que j’ai remporté en 2006 avec le grand prix femme ainsi que le prix des dentelles et broderies pour ma robe de mariée.
En 2007, je lançais ma marque éponyme et ouvrais dans la même année ma première boutique située dans le Marais.
 
Quelles sont tes inspirations ?
L’architecture des années 20 jusqu’à nos jours, la mode contemporaine, l’art, la peinture, les vieux films…
 
Comment procèdes-tu pour choisir les motifs, les matières, etc. que tu vas utiliser ? 
Les imprimés en fonction de mes envies, de l’histoire que je souhaite raconter, des couleurs que je veux utiliser. Je choisis les tissus pour leur valeur naturelle; la texture, la lourdeur ou la légèreté et le tomber sont primordiaux. Les lisses doivent répondre aux textures, les brillances aux mats, le lourd au léger… 
Les imprimés doivent se répondre et compléter de beaux unis texturés. Le thème de chaque collection dépend des inspirations du moment.
 
Comment décrirais-tu ta nouvelle collection automne-hiver 2014 ?
Hiver 2014 comme chic, décontracté, raffiné et urbain. Un hiver aux couleurs délicates ponctuées d’imprimés percutants sur des soies, du velours ou du sergé de coton. Les cuirs platines et les broderies de sequins illuminent et sophistiquent la beauté de pièces authentiques. Klein, Mondrian, Soulages, Bleuet, Noailles, Opium, Cocteau, des références au Mondernisme. Alain Delon dans Plein Soleil, une allure masculine dans les coupes des vestes et dans les lainages italiens rayés tennis, pied de poule, chevrons ou prince de Galles. Une référence au chic italien au travers d’un prisme contemporain.

Quelle est ta pièce fétiche de la nouvelle collection ?
La robe Silent imprimée Mondrian.
 
Quelle serait l’occasion parfaite pour porter du Valentine Gauthier ?
A toute heure, de l’aube à la fin de soirée alcoolisée. 

Questions rapides :

3 adjectifs pour qualifier ta marque ? Féminin, urbain et contemporain.
3 choses que tu aimes ? L’architecture, la moto, la création.
3 choses que tu détestes ? L’égoïsme, l’hypocrisie, et la pluie dans le cou.
Le dernier film que tu as vu au cinéma ? Les Combattants de Thomas Cailley.
Le dernier film que tu as regardé sous la couette ? Les Poings contre les murs de David Mackenzie.
L’endroit où tu préfères flâner à paris ? Peu importe tant que je peux me cultiver.
Et ailleurs ? Sur la plage.
Ton designer préféré ? Pierre Charpin.
La tendance du moment selon toi c’est… L’ananas !
La fashion week de septembre, c’était… Féministe.
Le magasin dans lequel tu t’installerais bien à vie, c’est… The Broken Arm.
Le mois de novembre t’inspire… La soupe aux champignons.
Le truc qui te fera toujours rire ? Mon fils.
Ta phobie c’est ? La télévision.
L’accessoire dont tu ne pourras jamais te passer ? Mon mec ou mes chaussures.
Le mot de la fin ? Faim.


DA ▻ Isabelle Laydier
Photos ▻ Juliette Becerra – Assistante photo ▻ Maeva Allio
Gifs animés ▻ Elodie Maynard
Make-up ▻ Manon Harang – Modèles ▻ Margot & Coline @New Madison


Coline : Jupe Jane Opium, 280 € // Margot : Veste Edwin Opium, 295 €


Margot (gauche) : Robe Tilda, 260 € // Coline (droite) : Robe Elysées, 280 €


Coline (gauche) : Pull Marin, 230 € / Pantalon Patti, 180 € // Margot (droite) : Chemise Jagger, 250 € / Pantalon Tyson Bourbon, 135 €