L’Agenda du mois

Alors oui, en Novembre il y’a la toussaint, cette date où sont honorés tous les saints, il y’a la Fête des morts le lendemain, l’Armistice le 11, la journée des droits de l’enfant le 20, ... mais ce mois-ci, quelques dates supplémentaires seront à rajouter à vos agendas.
Une sélection des expos du moment, des films à l’affiche et d’autres événements qui illumineront le mois des brumes.

Sur le grand écran…
Le mois dernier au cinéma, il y avait le film à voir avec son amoureux, ou quelqu’un à qui on peut serrer le bras très fort contre soi, le film Prisoners, sorti mi-octobre, réalisé par Denis Villeneuve. Qu’on ai adoré ou détesté, il restera surement graver dans les annales du Thriller américain. Il y avait aussi celui qui donne le vertige, Gravity et la romance à la française, La Vie d’Adèle.

Dans les vraies nouveautés, il y a le film à voir entre amis, Prince of Texas, avec Emile Hirsch, le beau gosse d’Into The Wild. La comédie américaine (et remake du film islandais Á Annan Veg), sort le 30 octobre.

Puis le 6 novembre, il y a celui à voir, seul ou non, Solitaire, le drame français avec François Cluzet. Il sera accompagné du nouveau film de Richard Curtis, réalisateur de Love Actually et Bridget Jones, Il était temps, comédie à l’eau de rose (il en faut parfois), à voir entre copines. On retrouvera aussi un documentaire introspectif, Sâdhu, l’histoire d’un sage hindou qui, après 8 ans d’otarsie, décide de se confronter à nouveau au monde. Reflexions sur les bienfaits de ces années d’isolement et de méditations.

Pour les fans de Tom Hanks il y aura Capitaine Phillips en salle le 20 et Avant l’Hiver, un drame avec Daniel Auteuil le 27.

Pour les friands de films en noir et blanc, et à tout ceux qui disent «c’était mieux avant», la Cinémathèque de Paris propose jusqu’au 22 novembre la projections des chefs d’oeuvres de Jean Cocteau, certains films comptants parmi les plus singuliers de l’histoire du cinéma français (Orphée, La Belle et la Bête, Le Testament d’Orphée,…).

Scandaleuses, incompréhensibles, cruelles… voilà comment sont souvent décrites les oeuvres cinématographiques de Paolo Pasolini. Contesté, le réalisateur pose toutefois un regard à la fois lucide et sensuelle où émerge une vérité qui dérange dans un monde ravagé par la modernité.

Donc à vous, les amateurs de controverses, la Cinémathèque propose la rétrospective du réalisateur italien, Paolo Pasolini jusqu’au 2 décembre.

Au musée…
Côté expo, vous allez nous dire que ce n’est plus un scoop. Mais il est bien de le mentionner, et même plutôt deux fois qu’une.

Le Musée de l’Orangerie réunit jusqu’en janvier les oeuvres de Frida Kahlo et celles de Diego Rivera à travers une retrospective intitulée L’Art en fusion. Un face à face très attendu, deux artistes, amants, amoureux, que l’art a rapproché, parfois distancé. Alors que Diego trouve dans sa peinture et dans ses fresques un besoin de dénonciation, et revient souvent à la thématique industrielle, Frida Kahlo use de la peinture comme d’un exutoire à sa souffrance. A la question qu’un journaliste posa un jour à Frida, pourquoi autant d’auto-portraits ? Elle répondait : «Parce que je suis souvent seule… parce que je suis le sujet que je connais le mieux».

Une exposition à ne pas manquer.

La Galerie de L’Escale située à Levallois exposera la série The Fourth Wall de Max Pinckers (un petit aperçu en photos ci-dessous). Agé de 25 ans, il est le gagnant 2013 du concours de la 6ème édition du festival Photo Levallois. Il remporte une bourse de 10 000 euros ainsi que l’exposition de sa série. Désigné parmi 229 dossiers en provenance de 38 pays, sa série réalisée en Inde rend hommage à sa vision du cinéma Indien. Avec l’aide d’éclairages artificiels et de décors parfois fantastiques, il nous donne l’impression d’une maitrise parfaite de la scène qu’il capture.

Filez-y jusqu’au 16 novembre !

Ailleurs…
Le samedi 2 novembre se termine la 3ème édition du Festival Pitchfork à la grande Halle de la Villette. Avec à l’affiche The Knife, Panda Bear, Warpaint, Junip… on ne peut que regretter de ne pas avoir pris ses places à temps !


Isis Dora