Erin Flannery

Erin Flannery. 27 ans. Artiste australienne. Elle aime les chapeaux feutrés et le vintage. Elle déteste les faux bronzages orange fluo et le désordre.

/// Tu as étudié l’art ou tu es autodidacte ?
J’ai étudié le graphisme tout de suite après l’école secondaire mais pour ce qui est de la peinture, je suis autodidacte. J’ai commencé le tricot aussi, depuis peu.

/// Ton travail en 3 mots ?
Fabriqué avec soin.

/// Qu’est-ce qui t’aide à être inspirée ?
Roder dans les marchés, les galeries d’art, errer dans les brocantes… J’aime les chapeaux vintage, les paniers, les chaises, les chaussures et les bottes ! J’aime aussi m’asseoir autour d’un café avec quelqu’un de cool – je ressors toujours prête à me lancer dans une nouvelle peinture après une folle conversation pleine d’idées ! J’apprécie aussi les magazines et les blogs – ils possèdent cette fabuleuse manière de vous tenir à jour depuis le confort même de votre propre maison.

/// Tu utilises de manière récurrente la figure féminine, que cherches-tu à exprimer ?
Honnêtement, je ne cherche pas à exprimer quelque chose en particulier. J’essaye juste d’utiliser ce qu’il y a dans ma tête pour créer quelque chose de joli pour un mur. J’adore voir les femmes indépendantes prendre place face aux hommes de ce monde. J’imagine que ces thèmes se faufilent à travers mes oeuvres de temps en temps.

/// Pourrais-tu nous expliquer le procédé qui se cache derrière chacune de tes toiles ?
Je tends moi-même mes toiles et il faut pas mal de temps pour arriver à appliquer la couche de fond car je laisse toujours des morceaux de toile brute apparaître sous cette couche. Une fois la toile blanchie, ce fond blanc ne partira plus jamais et c’est la raison pour laquelle ce processus tient une grande place dans le procédé de fabrication. A partir de là, je travaille par couches. J’esquisse une couche au crayon, j’ajoute des morceaux de pochoirs à l’aérosol, puis de l’acrylique, et je repasse au crayon, encore de l’acrylique et quelques fois j’opte pour de l’encre, de l’aquarelle, des dentelles. Tout est dans les couches, chérie !

/// Se trouve t-il un sens derrière chacune de tes oeuvres ?
Pas particulièrement. Je suis plus enclin à faire le récit pendant que je peins l’image. J’introduis souvent quelques réflexions dans les noms des toiles afin de suggérer des scénarios possibles… Le reste appartient au spectateur. C’est toujours très intéressant d’entendre ce que les autres y voient.

/// Quelle période de l’histoire de l’art préfères-tu ?
Le surréalisme – parce qu’ils sont toujours en tête du peloton.

/// Si tu avais un superpouvoir, lequel serait-ce ?
Ahh c’est pas évident de n’en choisir qu’un ! Je vais être gourmande et demander le pouvoir de faire tout ce qui peut me traverser l’esprit. De cette façon, je pourrai voler, imprimer de l’argent, être invisible et lire dans les pensées et tout ça en même temps.

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