Diane Sagnier

Diane Sagnier. 21 ans. Photographe franco-américaine. Elle aime quand les nuages laissent place à la lumière du soleil et tout ce qui est à base de cannelle. Elle déteste parler de choses négatives.

/// Pourrais-tu nous en dire un petit peu plus sur toi ?
J’ai 21 ans et je suis franco-américaine (maman du Michigan et papa français). J’ai pas mal déménagé, enfant, mais j’ai passé la plupart de ma scolarité dans le sud de la France près d’Aix en Provence. J’ai commencé à m’intéresser à la photo lorsque mon père m’a autorisé à toucher son numérique quand j’avais 14 ans, je ne m’en suis jamais remise. Je suis montée à Paris pour les Gobelins, après le bac, en me disant que je me donnais quelques années pour percer dans la photo, sinon c’était retour aux matières scientifiques. En juillet dernier, j’ai validé mes 2 ans de formation et je travaille en tant que photographe et vidéaste depuis.

/// Depuis quand prends-tu des photos ?
C’est devenu une obsession pendant mon adolescence, je regardais mon père jouer avec son materiel argentique, je passais des heures à regarder ses diapositives, il était passionné de photos sous-marines. Lorsqu’il s’est procuré un scanner puis un appareil photo numérique, je le regardais retoucher sur photoshop 5. Jusqu’au jour où j’ai pu m’y essayer aussi.

/// Est-ce ton métier ou juste une passion ?
Les deux… Si ça c’est pas merveilleux ! Parfois c’est plus un métier qu’une passion, j’execute certaines commandes qui ne m’intéressent pas personnellement ou qui ne sont pas très proches de ma sensibilité. Les débuts à 21 ans sont durs, il faut arriver à gagner sa vie et se créer son réseau de clients. Mais je m’arrange le plus souvent pour que la commande ou le projet me passionne !

/// Qu’est-ce qui te plait dans la photo & que t’apporte t-elle ?
J’aime le travail de la lumière. Capter l’aura qui émane des «sujets», retranscrire plastiquement ce que je ressens. C’est épanouissant.

/// Habituellement, tes shoots sont mis en scènes ou c’est plutôt spontané ?
Généralement, ils sont mis en scènes. Lorsque je shoot, je me laisse porter par les lumières, les ambiances, mon afinité avec le modèle, et c’est là que toute la spontanéité prend place.

/// Comment décrirais-tu tes photos en quelques mots ?
De l’aura, des muses, des jolies choses et de jolies filles. Des souvenirs, des ambiances, la mélancolie des beaux moments recréés dans la spontanéité. Parfois même des concepts étranges, un mélange de symboles, de formes et de couleurs, que je monte de toute pièce et met en scène.

/// Numérique ou argentique, lequel utilises-tu le plus & pourquoi ?
J’utilise le numérique le plus souvent, pour des raisons pratiques et aussi parce que j’aime retoucher et travailler sur photoshop. Lorsque j’effectue une commande il m’est plus simple et moins cher de travailler en numérique. J’utilise l’argentique pour mes photos «souvenirs», les photos de tous les jours et de toutes les nuits, celles qui ne sont pas pensées à l’avance.

/// Qu’est-ce que tu préfères prendre en photo & pourquoi ?
Je préfère prendre des personnes, plus que des paysages ou nature mortes… Je ne sais pas trop pourquoi mais c’est dur de faire plus intéressant pour moi.

/// Peux-tu citer les choses qui t’inspirent dans ton travail ?
Je m’inspire des gens autour de moi. La lumière sur les peaux, le vent dans les cheveux, les regards et les éclats que je capte dans les yeux des autres. Je suis aussi inspirée par la musique, les images qui défilent sur le net, dans les magazines, les belles choses que des inconnus créent. Mes références sont avant tout les artistes et photographes d’internet, des blogs, parfois anonymes parfois au nom connu tel que Nirrimi Joy Hakanson, Romina Shama, Harlei Weir, Marley Kate, Aëla Labbé ou mes amis photographes qui m’inspirent au jour le jour par leurs images, leurs présences, leurs univers impossibles à definir : Brice Portolano, Theo Gosselin, Sophie Tajan, Cedric Jereb… ou des grands noms de la photographie tels que Pierre Dal Corso, Ryan Mc Ginley…

/// Si tu pouvais remonter dans le temps, à quelle époque souhaiterais-tu vivre ?
J’aime le temps dans lequel je vis, j’aime les rencontres et les gens qui m’y accompagnent. Cependant ça me plairait bien d’aller tester la vie dans les années 60-70, participer à Woodstock et assister au point culminant du mouvement hippie. Ou aller dire bonjour aux dinosaures.

/// Comment te vois-tu dans 10 ans ?
Je n’y pense pas trop, je vis au jour le jour. Les rebondissements de situations adviennent tellement souvent que je ne peux même pas prévoir le cour des prochains mois. Mais je l’espère, en train de voyager et vivre pleinement de ma photo…

/// Si tu avais un super pouvoir, lequel serait-ce ?
Pouvoir voler. Ou me téléporter.

http://dianesagnier.com – Voir aussi les photos de la collaboration Shifumi