Annina Roescheisen

Annina Roescheisen. 29 ans. Mi allemande, mi slovène. Productrice et journaliste arty, égérie de plusieurs marques de vêtements, elle vit d'art et de passions. Elle aime le contact de la nature et le toucher des arbres, la sincérité, et la lumière («light» tatoué sur son poignet droit). Elle déteste l’égocentrisme et le manque d’écoute, l’os à moelle franchouillard et le vacarme des klaxons.

/// Peux-tu nous présenter un peu ton parcours et tes activités ?
J’ai d’abord étudié l’art, la philosophie, et l’ethnologie en Allemagne, puis le business à l’EBC de Munich. J’ai enchainé des stages dans les relations publiques, travaillé entre autres pour Sotheby’s, et ai débarqué à Paris il y a un peu plus de trois ans. J’ai commencé à travailler avec de jeunes artistes, essayer de les guider dans leurs choix, organiser des expositions… J’ai aussi préparé un documentaire pilote sur l’art contemporain, et accepté ponctuellement des propositions de mannequinat, où on me sollicite avant tout pour ma ‘personnalité’. Donc pour le moment, on peut dire que mes activités se divisent entre la télévision et l’art principalement, et un peu de modelling. En ce moment je suis en train de monter un projet qui me tient à cœur avec deux artistes, un peintre serbe et un photographe néo zélandais, à suivre très prochainement…

/// Quelles sont tes envies pour la suite ?
Je suis sincèrement quelqu’un qui marche au coup de cœur et à l’instinct, j’aime tenter des choses et voir selon les propositions qui me sont faites. Tout en restant cohérente, et sans trahir ce que je suis. Je n’ai donc pas de « plan » particulier, à part conserver un lien avec l’art au sens large. Un rêve ? Poser pour Jean-Paul Gauthier, j’apprécie beaucoup ses créations et ses choix.

/// A propos du mannequinat, quelle vision en as-tu ? Et de la mode, la beauté ?
Je trouve le mannequinat souvent vide et triste aujourd’hui… Les filles sont souvent des enfants et trop maigres, c’est dommage. Du coup, je ne me considère pas mannequin à proprement parler, j’ai 29 ans et un physique particulier. J’aime qu’on vienne me chercher pour ma personnalité et mon style, pas pour être un simple porte manteau (ndlr : on la retrouve pour Ba&sh, Diesel, Yamamoto, Swarovski, Le temps des Cerises, Billabong, Limi Feu, Volcom, etc.).

J’aime les vêtements, sans chercher à suivre la mode, je peux porter une veste trendy comme démodée si elle me plaît. J’aime aussi de grands designers comme Gauthier, Armani, Alaia… Mais comme le plupart d’entre nous, je me fournis surtout chez H&M et Zara ! J’ai un penchant pour le hippy et l’indien. Quant à la beauté, je suis une adepte des huiles essentielles et produits naturels.

/// Entre Paris et l’Allemagne, ton cœur balance ?
J’aime la qualité de vie de Munich, surtout pour la nature. C’est ce qui me manque ici, donc souvent je vais me ressourcer dans les bois. Un besoin de m’isoler et de fuir la ville qui ne m’empêche pas de l’aimer.

/// Ta vie idéale dans dix ans ?
Ecrire des contes pour enfants avec mes dessins (c’est elle qui a dessiné tous ses tatouages), vivre quelque part qui allie la ville et la nature pas loin pour pouvoir osciller entre les deux, pourquoi pas des enfants et un homme… Et bien sur évoluer dans l’art, et être de plus en plus heureuse.

/// Comment décrirais-tu ton site perso ?
C’est un mélange entre le site et le blog, j’y montre mon univers, j’essaie d’apporter quelque chose avec des images et des textes. Une découverte, un sentiment,…

/// Les trois dernières questions (in)utiles :
Ton plat favori ? Le goulasch.
C’est quoi l’amour ? Ca doit être pur, libre, sans possession malsaine. C’est le plus beau à faire, mais aussi le plus dur de donner et recevoir.
Et le bonheur ? Etre bien avec soi même, dans un aller-retour entre l’introspection et l’extérieur.

/// Le mot de la fin ?
Simplicity is the ultimate sophistication
, c’est Leonardo da Vinci qui l’a dit…

Annina.fr

Interview : Nina Gosse
Photos : Isabelle Laydier